La méthode Kangourou

à retenir

C’est un moment câlin unique qui convient même aux bébés prématurés. C’est aussi une méthode qui permet à papa d’être autant présent que maman dans les temps forts de l’allaitement.

Accès rapide :
Sélectionner un chapitre

La méthode Kangourou par Bernard GOLSE

Par Bernard GOLSE

 

La méthode dite « Kangourou » a été proposée en 1978, à Bogota (Colombie) par le Dr Edgar Rey Sanabria pour être ensuite développée, également en Colombie, par le Dr Hector Martinez Gomez.
Elle consiste à maintenir l’enfant de faible poids, peu habillé et enveloppé dans un châle faisant hamac, contre le thorax d’un adulte un peu à la manière des marsupiaux comme le kangourou (d’où son nom) dont les portées naissent avant la fin de la gestation.
Cette méthode présente l’intérêt, quand les seuls problèmes de l’enfant sont ceux de sa thermorégulation et de son alimentation, de remplacer la couveuse par une source humaine de chaleur et de nourriture.
Depuis l’aube des temps, dans tous les pays du monde et encore aujourd’hui dans de nombreux pays en voie de développement, les nouveau-nés malingres sont élevés au contact du corps de leurs mères, leur sort se trouvant ainsi remis à Dieu, à la chaleur, au lait et à l’amour.
Une situation comparable n’était pas exceptionnelle encore dans la France de la première moitié du XXème siècle !
Quoi qu’il en soit, c’est donc en Colombie que la méthode Kangourou a vu le jour et qu’elle a été peu à peu codifiée pour permettre à des bébés prématurés de tout petit poids de naissance de bénéficier du contact « corps à corps » avec leur mère, et même plus précisément du contact « peau à peau ».

Dans la perspective de la médecine pédiatrique moderne, ces bébés nécessitent d’une part la mise en incubateur (couveuse) permettant d’assurer à l’enfant la chaleur nécessaire en attendant qu’il soit capable de réguler lui-même sa température, et d’autre part l’alimentation parentérale (par voie veineuse ou par sonde gastrique) jusqu’à ce que l’enfant soit capable de téter et de déglutir.
Progressivement, même des pays disposant d’une technologie pédiatrique  développée, se sont intéressés à cette technique pour des raisons non plus seulement médicales, mais aussi relationnelles.
La méthode Kangourou peut alors être utilisée comme un complément à l’incubateur, l’enfant en couveuse étant mis en position kangourou à certains moments seulement de la journée.
Pour être utilisable, cette méthode nécessite certaines conditions au niveau de l’enfant et au niveau des familles.
Au niveau de l’enfant, il importe que celui-ci ne présente aucune pathologie grave (hormis le petit poids et la prématurité), qu’il soit en période de prise de poids, qu’il ait un réflexe de succion efficace et qu’il possède, enfin, une bonne coordination de la succion et de la déglutition.
Au niveau des familles, les parents doivent, bien entendu, avoir une motivation, une rigueur et une disponibilité suffisantes.
Dans ces conditions, la méthode Kangourou peut alors être proposée (jamais imposée) en apprenant aux parents la manière de faire téter le bébé (sein ou biberon) dans cette position particulière de l’enfant.
En cas d’allaitement au biberon, cette méthode a, en outre, l’avantage de permettre un rôle relativement symétrique des deux parents, en donnant au père une implication aussi important que celle de la maman dans la sauvegarde et la croissance de l’enfant.

Finalement, selon les différentes régions du monde,  cette méthode reconnaît aujourd’hui des objectifs différents : alternative pure et simple à l’incubateur, amélioration de la relation mère-enfant dans les services de néonatalogie,
Le point important est que cette technique qui repose sur l’intensité du contact peau à peau du bébé et de l’adulte non seulement accroît les chances de survie physique du bébé dans certains pays dépourvus de moyens techniques appropriés en néonatalogie, mais quel que soit le pays concerné – développé ou en voie de développement – favorise la croissance et la maturation psychiques des enfants prématurés en aidant à la constitution de leurs enveloppes cutanées corporelles et donc psychiques. Tout bébé y trouve un rapproché cutané favorable à son attachement, à son épanouissement psychique, et à la qualité des ses interactions avec les adultes qui prennent soin de lui, la mère ou le père.

La peau du bébé se trouve ainsi au cœur de cette technique de soin pédiatrique qui s’est beaucoup développée de par le monde au cours des dernières décennies.

L'avis des mamans

Pour pouvoir donner votre avis, créez un compte Klorane Bébé


Autre Conseil :


Facebook

parent testeur klorane bebe