Les peurs primaires

à retenir

Tous les enfants ont peur : consoler, écouter, rassurer sont les 3 attitudes à adopter

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Les mécanismes de la peur chez le tout petit enfant

La peur, c’est quoi ?

            Pour l'enfant comme pour l'adulte, la peur est un mécanisme défensif naturel qui provoque une réaction physiologique forte et désagréable. Le cœur s'accélère, le rythme respiratoire augmente… L'émotion de la peur est une  réponse physique à une situation perçue comme dangereuse. 

            Ce qui diffère entre l’enfant et l’adulte est la perception de la situation et la notion de danger. Par exemple, un tout petit pourra être terrorisé par le bruit de l’aspirateur et par ailleurs monter sur une chaise prête à basculer sans percevoir le danger.

 

Avoir peur, ce n’est pas une blague !

            Aussi irréelles qu'elles puissent paraître, les peurs des enfants sont ressenties avec beaucoup de force. Le tout jeune enfant qui voit une ombre sur le mur et croit en la présence d'un monstre a réellement peur et il est bien incapable de comprendre l’origine de sa frayeur. D'autant plus que jusqu'à environ 7 ans, il ne fait pas bien la différence entre le réel et l'imaginaire. Pour lui, toutes les sources de peur sont identiques. Que ces peurs soient du domaine de la réalité (peur du noir), représentent un vrai danger (peur des gros chiens) ou soient du domaine de l'imaginaire (peur du loup).

 

Rôle des parents dans la peur de l’enfant

            Il ne faut pas banaliser, se moquer ou traiter à la légère les peurs qui ne paraîtraient pas justifiées aux yeux des adultes. Cela signifie qu’il est essentiel de prendre en compte l'émotion de votre enfant... sans pour autant la partager. S’il sent que ses parents ont également peur, il sera conforté dans cette émotion. Il ne s'agit donc pas non plus de fuir la raison de cette peur mais d'aider votre petit, par des paroles rassurantes et en lui donnant si possible des clés pour agir, à regarder cette peur en face, à l'apprivoiser. Petit à petit, il la surmontera, gagnera en indépendance et en sortira grandi.

 

Règle d’or…

Il s'agit de mettre en place, dès la naissance de son enfant, une véritable éducation de la confiance en soi, condition sine qua non à un bon équilibre à l'age adulte.

 

Le début des peurs, 0-18 mois

Jusque-là votre bébé était très sociable. Il se met tout à coup à avoir peur dès qu’un étranger s’approche et il se colle alors à vous. Dès qu’on lui parle, il se détourne. Vous partez et il fond en larmes avec désespoir.

            Tous les petits n’expriment pas avec la même intensité ces angoisses, chez certains ce passage sera bref ou à peine marqué, chez d’autres, il pourra commencer plus tard mais durer un an. Ces variations sont normales. Elles dépendent de l’enfant, de son caractère. Elles marquent une nouvelle étape dans son développement.

 

Les peurs les plus fréquentes avant 1 an

 

- Peur de l’étranger

Certains bébés commencent à exprimer leur peur de l’étranger, sauf papa et maman, dès l’âge de 7 mois; la majorité autour de 1 an.

- Peur de la séparation

Cette peur se déclenche le plus souvent lorsque vous confiez votre enfant à un autre adulte, mais elle peut aussi survenir le soir au moment du coucher. Votre tout petit se colle alors à vous, pleure sans s’arrêter…

- Peur de l’inconnu

Pour un bébé qui commence à se déplacer tout seul le « monde » est source de découvertes passionnantes mais aussi d’angoisses de l’inconnu. Certains tout petits, ou les jeunes enfants qui commencent à marcher, peuvent manifester un comportement hésitant, parfois interprété comme de la timidité. Ils ne font pourtant que se dérober devant ce qui ne leur est pas familier.

 - Peur des autres

L’autre cet inconnu ! Tout ce qui n’est pas familier est étranger, et votre tout petit semble ne pas aller vers les autres. Une étape tout à fait normale qui ne fait que traduire son évolution et sa prise de conscience que lui et les autres font 2 !

 

 

Les origines et les raisons des peurs chez votre tout petit 

 

-          Votre enfant est en phase d’exploration intense. Il a besoin de se sentir en confiance et en terrain acquis pour découvrir l’inconnu. Tout changement dans son environnement rend les choses plus difficiles.

-          Bébé reconnaît de mieux en mieux les visages, sait différencier les personnes connues et les inconnues. D’où de nouvelles inquiétudes qui n’existaient pas jusqu’alors.

-          Votre tout petit se rend compte de vos départs mais il n’est pas encore convaincu que vous reviendrez ! Il hurle lorsqu’elle vous vous éloignez parce qu’il craint de vous perdre. Ses angoisses se calmeront progressivement lorsqu’il va découvrir la permanence des objets… et des êtres : « je ne vois plus mon jouet mais il continue d’exister tout seul dans ma chambre » !

 

 

Pour résumer…

-          De 0 à 3 mois, les nouveaux-nés ont essentiellement peur des bruits soudains et peur de tomber.

-          De 3 mois à 1 an se mettent en place les bases de la confiance en soi. C'est l'apparition de la fameuse angoisse de séparation ainsi que de la peur des visages étrangers.

-          De 1 à 2 ans, les peurs les plus fréquentes sont la peur du médecin, celle des animaux…

De 2 à 3 ans, année de développement très rapide, la peur de l'orage et de l'obscurité ainsi que certaines peurs liées à l'apprentissage de la propreté font leur apparition.

 

Les peurs entre 2 et 3 ans

Entre 2 et 3 ans, un enfant connaît ses plus grosses angoisses ; peur de la séparation, du noir, des ogres, de l'orage… En apprenant à dominer ses peurs, notamment grâce à votre présence rassurante, votre enfant se sent un peu plus fort à l’issue de chaque nouvelle épreuve. Il acquiert ainsi une certaine assurance qui lui servira tout au long de sa vie.

Se sentir rassuré…

« On a moins peur de ce que l’on connaît. » C’est pourquoi habituer votre tout petit à dormir seul dans sa chambre puis à y jouer également seul, même si la lumière du couloir est éteinte, permet d’apprivoiser l’obscurité et d’avoir moins peur, la nuit venue. La peur du noir s’explique par l’absence de repères dans l’obscurité, très angoissant pour le petit enfant. Mais aussi par des associations d’idées qui existent dans l’imaginaire de tout un chacun depuis la nuit des temps : la noir renvoie aux ténèbres, à un univers plein de dangers… Quand votre enfant exprime une peur, rappelez-lui que papa et maman sont là pour le protéger : se sentir aimé est encore le plus efficace moyen de lutter contre l’angoisse !

Pour se sentir plus fort…

            Quand vous lui lisez des contes de fées et des histoires mettant en scène des monstres, des ogres, des sorcières… votre enfant s’identifie au héros qui sort toujours vainqueur. Multipliez les détails : une forêt obscure, l’orage et les éclairs qui zèbrent le ciel, un fantôme et un château hanté… rendent l’histoire captivante et le courage du héros formidable ! Ne soyez pas surpris que votre enfant vous redemande une de ces histoires favorites qui lui font peur, par procuration… Anticiper que le héros va s’en sortir courageusement l’aide à se sentir lui-même un peu plus puissant face aux mêmes monstres qui alimentent ses angoisses. Avoir peur à travers une histoire lui permet d’apprivoiser cette émotion et de la distancier en la « vivant » à travers un personnage imaginaire et un livre.

Ouste les phobies !

            Si vous vous mettez à hurler chaque fois que vous rencontrez une araignée, une guêpe ou une souris, il y a de fortes chances que votre enfant ait également peur de ces mêmes bêtes !

Au lieu de le rassurer, votre réaction le conforte dans l’idée que ces animaux sont dangereux, même pour un adulte comme vous, censé être fort et résistant à toute forme de peur ! Restez zen, même si vous aussi avez « peur »…

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